La visite guidée du château de Chanet la Plaine et le circuit des croix furent les nouveautés de l’année.

La presque habituelle visite du château de Maraffy fut également un remarquable succès.


I - Le chemin des croix

Munis d’un plan du circuit des Croix nous avons regagné le champ  de foire et sa superbe Croix celtique, numéro 1 du circuit,  et, sans nous presser nous avons poursuivi notre route en grande partie le long des rues du bourg.

Ces Croix ont toutes un nom poétique évocateur précis de la vie d’antan à Vieux-Mareuil. Elles sont,  pour la plupart, des Croix de rogations. Nos pères se signaient  en passant devant, rassurés en pensant qu’ il était impossible de rencontrer le diable dans leur environnement.

Cette petite promenade d’une heure environ nous a ramené  intra-muros heureux d’avoir redécouvert un précieux inventaire de notre patrimoine. La Croix numéro 8 adossée à l’Eglise est probablement la plus ancienne du circuit, nous nous y  attardons un peu plus.   

                                                            Philippe de Rauglaudre


II - La visite de Maraffy

Comme environ tous les deux ou trois ans, la visite du château de Maraffy était au programme de ces Journées du Patrimoine.

Un peu plus de cent personnes se sont présentées sur l'ensemble des trois demi-journées programmées :

environ 10 le samedi matin,

environ 30 le samedi après-midi,

environ 60 le dimanche après-midi, en trois groupes de 10, 30 et 20 personnes.

La plupart des visiteurs sont des habitués, très "fans" des Journées du Patrimoine. Aussi beaucoup ont épuisé les ressources de leur proche voisinage et viennent maintenant de distance moyenne, typiquement des confins de la Charente et de la Haute Vienne, ainsi que du Périgord Vert ou Blanc.

A la recherche de découvertes, absolument pas découragés par la très faible notoriété des sites proposés, ils font totalement confiance à la programmation des visites.

La visite commence par un aperçu architectural de l'ensemble des bâtiments, qui forment un tout homogène de style classique. Puis on traverse les pièces de séjour, où l'on admire particulièrement des scènes de chasse qui décorent le salon, et l'on termine par la terrasse d'où la vue est remarquable.

Les visiteurs sont très curieux et posent quantité de questions ; très vite s'établit un dialogue animé, qui tourne rapidement à une sorte de conversation générale. On sent un intérêt et une curiosité pour ce qui est à la fois un patrimoine reçu du passé et un lieu de vie du présent.

Le plus captivant, et cela arrive presque à chaque fois, c'est lorsqu'un des visiteurs, assez proche voisin à la retraite, raconte qu'il a travaillé dans le passé sur le domaine : agriculteur fermier ou ouvrier agricole, maçon, menuisier, femme de ménage, bûcheron, etc.

En général, il y a tellement de question et les gens sont tellement séduits par le charme de cette demeure que la visite s'étend sur des choses que l'on n'avait pas prévu de montrer et s'éternise bien au-delà du temps normalement retenu.

Les visiteurs ont l'air ravi, et c'est pour nous la meilleure récompense du temps qu'on leur a consacré.

                                                                Bernard de Montéty